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Un stand avec animation sera situé à l'angle de la rue Victor Hugo et de la rue du Maréchal Leclerc

La visite sera commentée et illustrée avec de nombreux panneaux



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L'ancien bâtiment Motte Bossut

La tour Motte Bossut
La tour Motte Bossut

Visible de tous les endroits de Leers, la tour Motte-Bossut symbolise l'essor industriel local de la fin du XIXe siècle.

Dès 1870, Monsieur Motte-Bossut installe à Leers un tissage de coton car Leers possède une importante main-d’œuvre de tisserands qualifiés.

La construction de l’usine démarre en 1871 et possède bientôt 600 métiers sur 3400 m².La tour est édifiée en 1895.

En 1918, l’usine est équipée de 1008 métiers. Après la seconde guerre mondiale, il faut moderniser l’outillage.

De 1970 à 1978, l’usine se spécialise dans la fabrication du velours.

Le déclin s’amorce avec la crise du textile et provoque finalement le dépôt de bilan en juillet 1982.

 
La tour Motte Bossut
L'usine Motte Bossut vue de la rue Victor Hugo

Les établissements PARENT-BETREMIEUX

Etablissements PARENT-BETREMIEUX
Vue générale de l'usine de Leers au début du XXème siècle

Les établissements PARENT ont été créés à Lannoy en 1821, par M. et Mme PARENT-MONTFORT. Ils ne comprenaient, au moment de leur création que des métiers "à main".

Malgré des périodes difficiles traversées, les fondateurs modernisèrent petit à petit leur matériel. Ils surent suivre la marche du progrès.

En 1869 l'affaire fut mise en société et quelques années après M. Albert PARENT, fils des fondateurs en devint le seul propriétaire.

Il fit prendre à l'affaire une grande extension avec la construction de l'usine de Leers en 1901 dans le hameau de la Papinerie (actuellement rue du Capitaine-Picavet).

La salle de préparation
La salle de préparation

Cette usine est appelée aussi le "Transvaal", province d'Afrique du Sud qui fournissait en laine l'usine dont la construction date de l'époque de la guerre en cette région.

Mr PARENT conserva la direction générale jusqu'en 1921, date de la transformation en société.

A cette époque la fabrication comprend : le tissage des couvertures, couvre-lits, ainsi que de divers genres d'étoffes pour ameublement.

L'usine PARENT fut réquisitionnée et pillée le 31 octobre 1914. Les Allemands y trouvèrent des couvertures toutes faites qui leur vinrent bien à point dans les tranchées. Ils en confectionnèrent d'autres avec les matières premières dont les ateliers étaient abondamment pourvus. La commune fut chargée de payer les ouvriers et le charbon.

Au mois de mai 1917, les Allemands dépouillèrent l'usine de ses dernières matières et de ses instruments de travail, et la transformèrent en lazaret pour les chevaux. (un lazaret est un établissement ou s'effectue le contrôle sanitaire dans une région frontalière).

Le travail de reconstitution après l'armistice fut des plus difficiles, car il fallut regarnir entièrement l'usine de nouveaux métiers. Cette remise en état s'effectua relativement très vite, puisque l'occupation ayant cessé en octobre 1918, moins d'un an après, c'est-à-dire en juillet 1919, l'usine de Leers commençait déjà à redonner du travail à quelques ouvriers.

A la fin de cette même année 1919, les métiers battaient au complet.

A la fin des années 80, l'usine est rachetée par le holding Faramud. L'usine prend alors le nom de Faratex.

Au début des années 90, la couverture traditionnelle fabriquée à l'usine de Leers a été fortement concurrencée par la couette.

Face à l'apparition de la couette plus pratique et plus "mode", l'entreprise a réagi vite en créant des produits plus techniques a plus forte valeur ajoutée.

En 1996, la couverture polaire est apparue encore plus redoutable que la couette.

Face à cette concurrence, Faratex a été contraint de mettre en place plusieurs plans sociaux et finira par cesser définitivement son activité en juin 2005. Il ne restait plus alors que 20 personnes sur le site.

La démolition du site a ensuite été décidée afin de commercialiser les terrains et de ne pas laisser une friche industrielle de plus.

La destruction du site a débuté en mai 2005.

Et le 6 décembre 2005, il ne restait debout que la tour dite "Transval", une cheminée château d'eau construite au début du siècle. Après avoir montré quelques résistances cette cheminée est finalement tombée vers 15h30.

Etablissements JEAN DEFFRENNE

Vue générale de l'usine
L'usine Jean Defrennes

Cette société implantée rue Dampierre à Roubaix transfère en 1960 une partie de ses ateliers sur le territoire de Leers.

Cette entreprise était spécialisée dans la draperie fantaisie, impliquant un esprit de créativité et un suivi de la qualité pour produire des articles de haut de gamme. Elle disposait pour cela du matériel et du personnel nécessaire.

Les deux usines de Roubaix et Leers produisaient ensemble par an 2 000 000 de mètres de tissus qui étaient écoules vers plus de 200 clients.

 

Atelier de tissage
L'atelier de tissage

Associée au groupe des frères SCHLUMPF, la S.A. Jean DEFFRENNE et Cie a dû déposer son bilan en 1977. Les deux usines furent occupées pendant plus d'un an par le personnel.

En 1978, après la liquidation des biens, pour tenter de relancer l'activité, une nouvelle société est créée, la S.A. tissages DAMPIERRE qui devient propriétaire du matériel, du stock et de la marque, les municipalités de Roubaix et de Leers s'engageant à racheter les bâtiments si au terme d'une période de 23 mois la Société DAMPIERRE n'était pas en mesure d'assurer elle-même cette acquisition.

Les objectifs de production étaient de 700 000 mètres de tissus en 1979, soit à peu près le tiers de la production de 1'ancienne société, avec la réembauche progressive des 90 salariés.

Le contexte économique ainsi que les difficultés financières n'ont pas permis à cette nouvelle société de survivre.

Les Etabilssements DEPRAT

Ets Deprat en 1929
En 1929

En 1929 Jean DEPRAT n'hésita pas à quitter son emploi pour fabriquer dans son garage des charnières pour volets roulants en bois, les célèbres "roubaisiennes", à partir d'outillages qu'il réalisait lui-même.

Le coup d'envoi était donné. Certes, les aléas furent nombreux. Et 1946 marquera le véritable lancement de la société grâce à une politique de diversification.

Et, d'années en années, d'événements en événements, la société Jean DEPRAT prit sa dimension.

Les anciens bâtiments de la rue Roger Salengro
Les anciens bâtiments de la rue Roger Salengro

Au fil des années, la société Jean DEPRAT s'est équipée de toutes les machines nécessaires à sa production.

De la transformation des matières premières à l'assemblage final, elle s'est spécialisée dans les mécanismes et composants de fermetures pour bâtiment.

La production est répartie de la manière suivante :

 

Les bâtiments de la rue de la Papinerie
Les bâtiments de la rue de la Papinerie

Le dépôt des tramways

Le tramway arriva à Leers en 1907 avec la ligne Lille-Leers longue de 15 km 600.

Cette ligne appelée ligne 2 traverse les fortifications de Vauban, se dirige sur Fives, Hellemmes, Flers, Annappes, Hem puis passe par Lannoy Lys et Leers où elle se raccorde au dépôt qui vient d'être construit.

Dès 1931, le nombre de voyageurs transportés qui avait régulièrement augmenté commence à décroître il faut donc remanier certaines lignes.

Ainsi la ligne 2 Lille-Leers se trouve limitée au parcours Lille-Lannoy.

Cela a pour conséquence, l'abandon presque total du dépôt de Leers.

Les voitures en service sur le parcours Beaurepaire-Leers regagnent le dépôt de Roubaix et les voitures de la ligne 2 sont transférées au dépôt de Marcq après la construction des voies de services entre la place des Buisses à Lille et le bd Carnot.

En 1936 le dépôt de Leers est donc désaffecté, il sera détruit lors de la retraite des Anglais en Juin 1940.

Plan du dépôt des tramways
Le dépôt de tramways à Leers
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